Souris a la vie et la vie te sourira.

Souris a la vie et la vie te sourira.

Bienvenue à toutes, ici Lili et Ophélia.
Vous êtes ici sur notre nouvelle fic, mais vous nous connaissez peut-être :
Lili est l'auteur de th-aimily-fik et die-th-ende-fic et noch-einige-tage et die-scrabblesisch
Ophélia est l'auteur de x-heilig-fur-mich-x
Et nous sommes toutes les deux des protagonistes de die-scrabblesisch, noch-einige-tage, die-th-ende-fic et x-heilig-fur-mich-x !
Bref, cette fic pour nous avant tout, et pour vous faire passer un bon moment.
Les commentaires sont rendus, mais nous vivons en ce moment en Allemagne donc les com's ne sont pas rendus dans l'instant ! N'hésitez pas à nous faire des suggestions.

Bonne lecture.


Photo : Ophelia

Voila je m´excuse mais plus la motivation pour l´autre fiction par contre celle nous tient a coeur moi et Lili. On espère qu´elle va vous plaire.
COMMS RENDUS A CENT POUR CENT ALORS N'HESITEZ PAS

On est pas une banque à Pub. Si vous voulez faire votre pub, c'est pas ici. Donc a part si on a demandé personnellement à être prévenue... Passez votre chemin, de toute façons on supprime les pubs ! A bon entendeur... x)

# Posté le jeudi 22 mai 2008 11:25

Modifié le samedi 28 mars 2009 10:32

o1 #

-Liliiii ma Chouuute le-ve-toiii !
Je sortis le nez de l'oreiller et me trouvais nez à nez avec Bailey, mon manager, qui tenait de sa longue main couverte de bagues, un string rose. Il le lança à mon nez :
-Et mon coeur range tes affaires un peu mieux que ça ou fais sortir tes gogos danseuses des armoires !
Il gloussa et se dirigea vers l'armoire, d'où quelques paires d'escarpins Manolo Blahnik tombèrent à ses pieds. Il les repoussa et je m'aperçus qu'il portait une chemise lila sur son torse fraîchement épilé. Il glissa ses lunettes de soleil D&G bleu ciel sur son front dégarni et me toisa de son mètre 65, souriant.. Son costume blanc en lin faisait ressortir son faux bronzage d'institut, il portait des grandes chaussures en cuir noires laissant voir ses chaussettes bleu pastel et à son oreille, un vrai diamant brillait.
Bon pour ceux qui n'ont pas compris, Bailey est homo.
Je m'assis en étirant mes bras, oubliant que je n'avais pas de soutif, et repoussait mes cheveux blonds tout emmêlés qui tombaient en cascade sur mes yeux. Je croisais les mains sur ma poitrine un peu gênée mais il gloussa :
-Pas de ça avec moi ma belle, on est entre filles ! Allez allez chérie, débout, Los Angeles n'attends pas !

-Merde je pensais qu'aujourd'hui on partait au Canada ?
-Tut tut tut Lili, cesse de penser, contente toi de chanter ! Allez je t'attends en bas prête et surtout toute belle n'est ce pas ! Tu auras une petite suprise... Tchou ma puuce
Je descendis du lit deux places et me dirigeais vers la baie vitrée en contemplant la magnifique vue de Central Park et de New-York encore endormie. Un peu nostalgique, je ne pus m'empêcher de me sentir triste de quitter cette ville où j'étais née et où je ne venais plus désormais qu'en concert. Vous devez être un peu perdues ? Laissez moi vous expliquer.
Tout a commencé il y a 4 ans. J'avais alors 13 ans et j'étais une petite New-Yorkaise débrouillarde, qui ne rêvait que de gloire. Je faisais casting sur casting,toujours sans succés. Pour une gamine de 13 ans, j'étais plutôt jolie : aucun boutons, un joli corps, des cheveux brillants. Et surtout un sourire capable d'en faire fondre beaucoup et une voix adorable. Un jour, je me suis portée candidate à "teen idols" (l'équivalent de "graine de star"), j'ai fait un peu de piano, chanté et parlé un peu dans le micro et je ne sais par quel miracle, j' ai gagné. Je suis devenue en quelques semaines la coqueluche de l'Amérique et je vivais un vrai rêve. Bailey Wargrants,un célèbre manageur m'a fait signé un contrat d'exclusivité en or pour 7 ans avec Universal, avec une clause particulière : je ne devrais jamais révéler d'où je venais, ni qui était ma famille. J'avais été accouché sous X et avait vécu dans une famille d'accueil assez sympa mais s'occupant de moi comme une invité et non comme un membre de la famille. Je n'avais donc jamais eu de famille. Bailey tenait vraiment beaucoup à cette condition alors j'ai accepté. Plutôt tout signer que continuer à aller chaque jour dans un collège pourri de banlieue. Ainsi, depuis 3 ans, j'ai sorti 3 albums qui ont fait un carton, joué dans des dizaines de films pour ados, créé une ligne de vêtements à mon nom, fait des photos de mode et quelques défilés.

La vie de rêve quoi. Enfin, si l'on peut dire. Car je me sens épuisée. J'ai 16 ans, bientôt 17, et j'ai l'impression de n'avoir jamais eu de foyer. La seule famille que j'ai, c'est cette grande folle de Bailey, mon manager qui, malgré lui, m'adore autant que je l'adore. Lui aussi n'a aucune famille, et il est un peu comme ma grande soeur, mais une grande soeur de 45 ans qui se trouve être un homme. Je vis dans des hôtels, vivant au jour le jour : je ne sais jamais où je serais le lendemain, et si je sais encore le jour que nous sommes c'était juste grâce à mon agenda électronique. Je suis aussi célèbre en Europe qu'ici et je parle couramment l'allemand, l'espagnol et le français. Inutile de dire que je n'ai pas mon bac, je n'ai presque pas été à l'école de ma vie ! Quand aux cours par correspondance, n'en parlons pas...
Bref, ma carrière est bien remplie et loin d'être finie : j'ai beaucoup de projets après le fin de la tournée mondiale que j'ai commencé il y a 2 mois et demi. Ce soir, c'est la grande fin à L-A. Puis nous aurons le droit à 2 semaines de vacances ensemble, Bailey et Moi, et en rentrant de ces vacances, il y aura surement quelques films, puis un nouvel album, quelques scandales, une tournée et rebelotte. Je sais que j'ai l'air d'une petite starlette blasée, mais c'est plus profond que ça. Je ne me sens pas à ma place ici, dans cette cage dorée où je n'ai même pas le droit de me couper les cheveux sans le demander à ma production, où je dois toujours sourire, dire oui à tout et faire semblant d'être heureuse. Le monde des stars n'est qu'un monde d'hypocrite, qui pue la drogue, l'alcool et le fric au black. Rien ici n'est ce qu'il paraît être. Mais pourtant, jamais je n'échangerai ma place avec une autre, car je sais que au fond le monde entier est comme le mien : faux, pourri, hypocrite. Ici au moins, je suis entourée, célèbre, je fait ce que j'aime c'est à dire chanter et jouer la comédie, et j'ai de l'argent. On dirait que j'essaye de me persuader tout ça, c'est à dire tout ce que tout le monde me répète tout le temps. "Sois heureuse Lili", "Souris aux photographes Lili", "Dis ça Lili, Fais pas ça Lili..." Tout doit vous sembler superficiel, mais je me raccroche à ce que j'ai. C'est à dire au fond pas grand chose. Parfois je donnerais tout pour l'étreinte d'une mère ou l'amour d'une soeur. Mais je pense avoir mieux. Je sors en effet avec un mec depuis 2 mois, un mec extraordinaire, très connu et merveilleux. Bill Kaulitz... Nous nous sommes rencontrés lors d'un gala et on a échangé nos numéros de portable pour "parler boulot". Mais en "parlant boulot", on a appris à se connaitre et pour la première fois de ma vie je me suis sentie comprise par quelqu'un. Ce que j'aime le plus chez Bill, c'est qu'il sait ce qu'il veut et ce qu'il vaut. Il ne s'est jamais laissé corrompre par tout ce qui l'entoure, et il a su profiter du système à bon escient. On ne se voit pas très très souvent, mais j'arrive à l'avoir pour moi environ quatre jours par mois... Ces moments sont terriblement importants pour nous 2, ils nous permettent d'être enfin nous même et je sais que rien au monde ne pourrait nous séparer désormais. J'ai souvent lu dans les journaux que je suis naïve, c'est faux. J'ai juste été trop bercée par les illusions.

_____________________________________________________________________________________

Mon réveil sonne, je l´envoie valser à l´autre bout de la pièce. 3h30 du matin, pour un concours d´équitation. Moi Ophelia, 17 ans la fille la plus populaire de mon lycée, sortant avec un beau gosse qui s´appelle Niklas un allemand. Le couple parfait quoi. Tout le monde me trouve magnifique. Ils veulent tous me parler, m´approcher comme si j´étais un animal.
Quelque chose me broie depuis trois ans, je suis boulimique. Faut pas croire être populaire c´est pas tout rose. Tout sonne faux. J´aimerais être connue mais différemment, avoir de l´argent, des mecs toutes les nuits, m´habiller en prada, dior, voyager... Enfin c´est pas demain la veille. On parle de moi dans les journaux équestres c´est déjà bien. Je parle allemand et anglais parfaitement et Niklas et moi avons une relation particulière : nous sommes un couple libre, je couche avec qui je veux et lui pareil. Mais au moins tout le monde est heureux pour nous et nous idealise. Quand j´y pense, J´ai tout pour être heureuse, mais c´est ça le problème : j´ai tout. J´ai tout ce que je ne veux pas avoir. Je veux changer de vie... Bref, j´entre dans la salle de bain, me douche, me maquille avec beaucoup de noir en dessous des yeux. Je monte dans la voiture et je retrouve Louise ma meilleure amie, qui écoute encore Tokio Hotel, Quel horreur et ce Bill là, il ressemble a rien. Louise me sort de ma rêverie pour me montrer une photo de Bill et Lili, une chanteuse. Mais attendez cette fille me ressemble, on est pareilles sauf qu'elle est blonde ! Louise est bouche- bée elle aussi. Je ne comprends rien du tout :
-Mais vous avez pratiquement le même age, elle est née le 31 mars et toi le 30 de la même année.
Je ne répondis pas. J'étais même un peu inquiète.
Ma journée se déroula normalement. J´avais oublié cette histoire de magazine. Je suis arrivée deuxième de mon concours. J´étais lassée, Je voulais une pose. Mais comment faire? Fuguer? Pas assez d´argent. Changer de lycée? Non, pas en cours d´année. Mon dieu, aidez moi!!!
Louise remit cette hsitoire de magasine sur le tapis:
-Attend Ophelia, pourquoi tu es blonde sur la photo ?
-Parce que tu crois que j´oserais m´afficher avec une gars pareil ! Et puis c´est pas moi, j´ai jamais bougé de Paris. Je comprend pas...
Comment se fait-il que cette star que je n'ai jamais vu soit comme... mon sosie ?

Phto:lili
ALORS CE PREMIER CHAPITRE ? ON ATTENDS VOS COMMS ! PAS DE SUITE AVANT 100 COMMS...
o1 #

# Posté le jeudi 22 mai 2008 14:34

Modifié le samedi 28 mars 2009 10:33

02#

Je descendis l'escalier à petits pas, de peur de tomber sur les marches de marbres glissantes. Comme à chaque fois que j'apparaissais, il y eut un léger flottement dans la salle emplie de monde, puis des chuchotis. J'imaginais déjà leurs messes basses "Ohlala c'est Lili, la petite chanteuse : elle s'est pas refaire les seins non ?" ou encore "Il paraît qu'elle est enceinte de son manager gay, regarde la mettre les mains sur son ventre !" Je haussais les épaules et sourit à Bailey qui me tendit la main et m'amena à notre table. Je portais une nouvelle robe "pucci" greige en lin, très fluide, un fin cache-coeur noir en cachemire et mes escarpins Jimi Choo préférés, noirs à lanières en perles. Il me fit m'assoir et se pencha vers moi en souriant :
-Bibiche, à l'instant où je te parle, un taxi est en route pour cet hôtel : nous partons en France !
Je froncais les sourcils, le regardant surprise : n'étions nous pas censés partir pour mon dernier concert à Las Vegas, en Amérique ? Il éclata de rire et me dit :
-Oh ne fais pas cette tête là !
-Mais Bailey et mon concert ?
-A-nu-lé !
-Quoi ?? Oh non, mais pourquoi ?
-Car tu as une angine chérie !
Je portais la main à ma gorge :
-Non, tout va très bien je t'assure.
-Ahaha elle est à croquer, elle est adorable ! Je voulais dire pour les médias tu as une angine ! En réalité, nous avançons nos vacances ! N'est ce pas super ?
-Mais... Mais non enfin Bailey ce n'est pas super ! Et le concert ? Et les fans ? C'est ridicule, les gens ont payés pour venir me voir, je ne peux pas annuler le concert comme ça !
-Mon coeur, tes producteurs ont choisi d'annuler ce concert car cela te fera perdre de l'argent ! Ne joues pas à l'enfant gâtée, la salle est à peine remplie car tu as fait un concert à L.A il y a 3 semaines alors tu ne vas pas décevoir beaucoup de fans, je t'assure ! En plus, une surprise t'attends à Paris ! Et les bagages sont faites !

Je ne tentais plus de refuser. Je savais très bien que si je faisais une scène, Bailey se contenterait d'appeler les vigiles afin qu'ils me mettent dans l'avion. Je baissais la tête, constatant que mes ongles d'orteils étaient vraiment adorables vernis en grenat et Bailey tapota mon poignet :
-Tu vois a quel point tu es raisonnable.

Je m'étais endormie dans l'avion et lorsque nous arrivâmes à l'hôtel à 22h, je n'étais pas du tout fatiguée. Mais j'étais en colère : certes, je n'avais que 16 ans et Bailey était mon tuteur mais personne n'avait le droit de me traiter comme ça, ni moi, ni mes fans ! De plus, je savais très bien que la salle était remplie, tout cela était juste une sombre histoire de fric, comme d'habitude. Et moi je n'avais pas mon mot à dire, comme d'habitude. Et j'obéissais, comme d'habitude. Je n'avais pas adressé un mot à Bailey mais celui ci me connaissait assez bien pour savoir que je lui pardonnerais : il ne faisait qu'obéir aux ordres. Ainsi, en entrant dans le hall de l'hotel, il me fis 2 bises et me chuchota avec un horrible accent français :
-Ton surprise attend au bar mon petit !
Je roulais des yeux et claquant ma fourrure dans ses bras partit au bar. Ce n'était pas une mauvaise idée après tout : ils servaient de très bons martinis et les serveurs français étaient réputés pour être affreusement sexys. Un bon verre, un peu de matage puis un bouquin et au lit. La soirée ne serait peut-être pas si nulle... Je m'apprêtais à m'assoir au bar quand je me figeais :
-Bill !!
Je sautais à son cou, faisant tomber une chaise au passage et m'engouffrais dans ses bras, fourrant mon nez dans ses longs cheveux, les yeux piquants de larmes de joie. Je ne pouvais pas y croire :
-Alors mon ange contente ?
-Mais qu'est ce que tu fais là, tu n'est pas censée être en tournée ?
-Je suis en tournée, mais j'ai 2 jours off aujourd'hui et demain et comme le prochain concert est à Paris je suis venu te faire un petit coucou !!
Je le serrais encore plus fort contre moi et il me tendit un merveilleux collier de perles blanches, époustouflantes. Je n'y croyais pas mes yeux : des vraies perles de culture, scintillantes et reflétant la lumière dans les yeux de Bill. Je le remerciais mille fois, plus heureuse que jamais puis nous nous installâmes pour papoter. Etant tous les 2 en tournée, nous ne nous étions pas vus depuis 3 semaines. . Nous parlâmes de son groupe, je pris des nouvelles de tout le monde, il m'interrogea sur Bailey, nous rîmes à propos de ces petits amis, et enfin un silence complice s'installa.Je ne cessais d'admirer mon collier dans la glace en face de la table. Alors que je commençais à bailler, Bill me regarda l'air anxieux et souffla à mon oreille :
-Euh on va pas se voir pendant un bout de temps, tu voudrais pas qu'on aille genre... dans ta chambre ?
Je sentis son pied frôler le mien, et détournais les yeux.
-Non.
Il soupira et s'avachit sur la chaise en osier, levant les yeux au ciel :
-Bon. Mais tu sais je ne vais pas attendre toute ma vie.
Je repoussais ma chaise, tout à coup beaucoup moins contente qu'il soit la et ayant une envie soudaine de prendre un couteau et de couper sa touffe de cheveux. Je lançais d'une voix agressive mais tremblante :
-Ça veut dire quoi ça ?
Il se tordit les mains, gêné et aussi en colère que moi, pour une raison que je ne captais pas :
-Ça veut dire que malgré les apparences je ne suis qu'un mec je te rappelle et les mecs ont besoin de faire ça souvent, contrairement aux nanas, et ça commence à me souler toute cette histoire d'attente, pour être surs etc... Moi je suis sur que je t'aime alors pourquoi on ne sauterait pas enfin le pas ?
Je le contemplais bouche bée, n'y croyant pas.
Etait-ce bien mon Bill, celui qui avait toujours respecté le fait que je ne sois pas prête, mon petit ami romantique qui me faisait envoyer des roses blanches par avion à tous mes concerts, celui qui m'avait annoncé qu'il m'aimait avec un message a la télévision ? Celui qui venait de m'offrir un collier de perles de culture d'environ 2000¤ ? Je lui répondis sèchement :
-Très bien ! Il parait que les françaises sont des sacrées salopes, t'en trouveras bien une pour assouvir tes pulsions ! Moi je me casse ! Et inutile de me rappeler !
Je repoussais ma chaise, furieuse, mais Bill se leva, contourna la table, et se mit face à moi. Je ne pouvais pour m'enfuir, que le pousser. Je n'en eut pas la force et me contentais de rester debout, la respiration haletante, le fixant d'un regard noir. Mais je ne pus supporter la vue de ses yeux bruns si parfaits une minute de plus et le bousculais, me haïssant de pleurer pour lui. Je poussais les portes battants en verre de l'hôtel, et essayais de dévaler à toute vitesse les escaliers, comme Cendrillon. Malgré l'horreur du moment, je cherchais comme toujours à mettre un peu de magie hollywoodienne dans ma pauvre vie.
Mon talon se brisa et je tombais par terre, ma tête cognant sur les marches. Enfin les sanglots prirent le dessus, et je ne vus plus que la douleur : comment avais je pus me laisser bercer par cette comédie, comment avais je pus croire en ces mensonges ? Comment avis-je pus croire qu'il m'aimait alors qu'il n'était avec moi que pour le sexe ? Tout se déroulait comme dans un film, ma vie avait tout d'un film et je ne voulais pas perdre mon premier rôle masculin. Mais je refusais de faire l'amour avec lui, je ne me sentais tout simplement pas prête. Mais je ne voulais pas le perdre... Mais il était un connard je le voyais maintenant... Mais,mais,mais... Tout se mélangeait dans ma tête au fur et à mesure que du sang coulait doucement d'une coupure sur ma joue. Je sentais toute cette douleur, cette sensation de perte et de vide que je ressentais depuis 2 ans s'envoler et je continuais à sangloter, sur les marches d'un hôtel parisien, le ciel noir brillant, et moi, telle une étoile brisée, pleurant. La lune éclairait la rue parisienne et je me sentais dans la peau d'une actrice qui joue le plus grand rôle de sa vie. Tout était en place, je m'attendais même à ce qu'un réalisateur crie action et que mon amour arrive. A la place de ça, je levais la tête et croisais le regard d'une fille magnifique, dans une voiture, dans la rue. Elle étouffa un cri et colla sa main à la vitre. Je sentis mes yeux s'écarquiller : cette fille s'était moi, ou tout comme ! Mais le feu passa au vert et je vis la fille disparaitre, engloutie dans l'obscurité. Je refermais les yeux quand j'entendis un cri :
-Lili !!!
J'essayais en vain de me relever puis fourrais ma tête entre mes mains : je n'avais pas la force d'une autre dispute. Il se jeta presque sur moi et affolé se mit à pleurer :
-Qu'est ce que tu as, tu saignes ? Tu pleures ?? Oh non, ma Lili, pardon, pardon !! Je voulais pas faire tout ça, je ne croyais aucun mots de ce que je t'ai dit je te le jure ! Mais c'est Tom qui m'a dit de tenter le forcing car je lui ai dit que j'avais envie de toi et tu le connais et tu me connais j'ai aucun tact et j'ai essayé de jouer la comédie mais c'est toi l'actrice pas moi alors je savais pas comment faire pour rattraper ma bourde sans passer pour un parfait couillon qui sait même pas attendre que sa chérie soit prête alors j'ai joué la star blasée mais... Oh je dis n'importe quoi, Lili, Lili pardon s'il te plait !
-Oh Bill !
Je me jetais dans ces bras, et il m'attira à lui,soulagé, m'embrassant avec encore plus de fougue. A travers mes larmes, je souris. Oui, tout était là pour un film à gros budget d'adolescents : le parfait petit ami, la jeune star et une mystérieuse inconnue. Quand la vie ressemble à un scénario cucul d'Hollywood ça craint, c'est clair. Mais putain, ce que ça fait du bien quand c'est vous la star du film.

______________________________________________________________________________________

Ma mère et moi, étions dans la voiture pour partir faire du shopping. Comme d´habitude on passa devant le Georg V sur les Champs-Élysée et nous étions coincés dans les embouteillages.
-Qu´est ce que fait ce feu ici, on en a encore pour un quart heure d´attente !
Une jeune fille attira mon attention, elle était assise sur le perron de l´entrée de l´hôtel, et elle pleurait ou je ne sais pas. En tout cas, c´est une star vue la paire de chaussure enfin plutôt la chaussure. Elle releva la tête, et je ne pus m´empêcher de pousser un cri : je collais mon nez a la vitre : comment se fait-il qu'en deux jours de temps, je croise mon sosie alors qu'elle était américaine ?? La voiture démarra et j´hurlais à ma mère:
-Arrête toi !!
Je descendis en hâte de la voiture, courut aussi vite que je pus... Mais elle avait déjà disparue. Le garde me regardait bizarrement. Bon maintenant c´est foutu pour la retrouver. Mon portable se mit a vibrer.
-Hallo !
-Ophelia c´est Louise. Bon, écoute faut que je te parle...
-Bah va y
-Je sais que tu n´aimes pas mais fais le pour moi, tu comprends personne veut venir avec moi et...
-Bon tu veux quoi?
-Viens au concert de Tokio Hotel après- demain avec moi !
-Quoi!!! non jamais.
Mais attendez...
-Louise, c´est bien mon euh... "sosie" qui sort avec ton chanteur?
-Oui, la chanteuse Lili...
-Ok je viens.
Fallait bien se sacrifier un peu ! Et puis, si je pouvais rencontrer cette fille et comprendre pourquoi elle faisait soudain irruption de ma vie, ce serait pas mal non ? Je reçu un texto de ma mère me disant qu´elle rentrait a la maison et que je me débrouillais pour rentrer car elle était pas taxi ! Super. Je suis au bord du suicide là merde ! Bon, il faut vraiment que j´arrête de me plaindre. C´est marrant de se dire que dans le monde il y a une star qui est votre portrait craché. Et si c´était ma jumelle? Non impossible on est pas née le même jour. Oui mais attendez, imaginons. Moi je suis née le 30 mars 23H37 et elle si elle était née le 31 mars mais vers 0h30. Je secouais la tête : oula je deviens complètement parano, Il faut que j´arrête. Tiens, je vais aller prendre un café. Je commande un coca, allume ma cigarette et m´amuse a suivre la fumée du regard jusqu´a ce que je tombe sur... Oh, non avec Britney en plus. Je rêve mon copain embrasse la pire fille de mon lycée ? Ok, je claquais la monnaie sur la table, et je partis. Il y a des jours comme ça ou j´aimerais avoir un prince charmant, fidèle, être belle sans être populaire et sortir avec un mec NORMAL.

Le lendemain, je me reveillais a 6h00 pour aller en cours, Journée tout a fait passionnante. J´ai eu des bonnes notes, m'engueulais avec Niklas que je plaquais en direct devant tout le lycée ébahi. On n'entendait d´ailleurs que mes cris puis il eu le droit a une belle claque sur sa petite figure d´ange et pour finir j´eu une bande de faux cul collée a mes basques toute la journée. Heureusement, Louise était là. Enfin la c'est un grand mot disons que elle était déjà au concert dans sa tête. Je dormais chez elle ce soir car demain , je me levais à 3 heures du matin pour être sure d´être devant "Georg" et oui c´est son préféré. Bon ok, j'avoue qu´il est pas mal...
Au moment où j'écris, je suis chez Louise depuis 8 heures du soir et elle m'a montré la vie de cette chanteuse là, Lili. Et je dois dire que j´envie tout d´elle (sauf son mec). Vers 1 heure du matin, Louise s´endormit. A 3 heure je ne dormais toujours pas, mais decidais d´aller me doucher, car il était l´heure d'aller à la salle et je devais quand même avoir l´air potable. A 4h30, Louise et moi sommes arrives a Bercy... Ily avait deja une vingtaines de filles. J´en pouvais plus d´attendre, les filles me regardaient bizarrement sa m´enerve. Je sais meme pas ce que je cherche en plus. 17h les portes s´ouvrent louise me prend par le bras et courent comme une folle. On est devant la scene, mais juste devant bill, car finalement louise a dit qu´elle les verrais mieux tous d´ici. Il fait une chaleur a en crever, je peux a peine bouger, mon ventre est colle a cette barriere. C´est decide plus jamis de concert. Et ces folls qui hurlent pour rien, J´aurais dut acheter les boules quies que la dame m´avait proposer je lui avais legerement mal repondut en lui disant que si on venait a un concert ce n´etait pas pour rien entendre. Le concert commenca. j´avoue qu´ils sont tous mignons. Mais bon. Les paroles sont pas mal. Louise est a fond dedans. Pendant un instant j´ai croise le regarde bill. Il eut l´air etonne et regarda dans les coulisses. Et je la vis. Je comprend il doit se demander comment lili fait pour etre blonde dans les coulisses et chatain dans le public. Mais il est con ou quoi? Il sait tres bien qu´on est differente, alors qu´il arrete de me fixer d´un air ahuri je vais me faire remarquer. A la fin de la chanson, il chuchote quelque chose au garde du corp. La fin du concert se termine.... Ouf Louise n´en ai pas remise. Je me depeche de sortir. Louise repart avec son pere. Moi je reste pour les voir sortir et pour l´approcher. Quand d´un coup...

Photo:Tokio hotel.
merci de tout vos coms sa nous a fait super plaisir. 100COMS pour la suite.
Gros bisous.
On vous aimes deja fort
OPhelia et lili.

C´EST UNE PETITION REELLEMENT IMPORTANTE POUR AIDER DES ENFANTS
02#

# Posté le vendredi 23 mai 2008 12:54

Modifié le samedi 28 mars 2009 10:34

o3#

J'hurlais, excédée en entrant dans la loge de mon guitariste de beau-frère préféré :
-Tom, Tom, Tom je te hais !! Rien que ton nom, Tom, un nom idiot, un nom abruti, un nom de chien !! Comment as-tu pus dire ça à ton frère dis moi ? Bill était dans un de ses états et de ta faute j'ai cassé le talon de ma chaussure préférée ! Inutile de te dire à quel point je te hais !!
Tom éclata de rire, s'approcha de moi en m'emprisonna entre ses bras puis me regarda, songeur :
-C'est fou comme une petite chose comme toi peut crier fort ! Et même en colère tu es adorable ! Ah Lili, que veux-tu, il faut bien que je l'embête un petit peu mon frère non ?
-Oui mais pas à mes dépends ! Et lâches moi sale rustre ! Vous allez rentrer en scène et je dois parler à...
-Saluut Chérii !**
Gustav entra dans la pièce suivit de Georg et Bill. J'éclatais de rire en repoussant Tom, mon caprice déjà oublié :
-Gustav n'essaie pas de parler français, c'est ridicule !
Bill s'exclama, excédé :
-Je me tue à lui dire mais il continue à appeler tout le monde "Pierre" ou "Laurent" ! Si je l'entends encore une fois dire "Chère Delphine, laissez moi vous dire bonchouuur"** je lui fait avaler ses baguettes !!!
-Bonjour mon coeur, moi aussi ça me fait plaisir de te voir !
Bill me prit dans ses bras, me soulevant du sol au passage. Je gloussais avant de l'embrasser passionnément. Les choses n'avaient jamais été aussi belles que maintenant pour nous, et je pensais sincèrement à enfin "passer le pas". Mais à cet instant je ne pensais pas à ça : j'étais en vacances, Bill et moi avions encore 3 jours ensemble puis je partirais je ne sais où me reposer. Puis tout repartirait de plus belle... Non, ne pas penser au futur, juste vivre l'instant présent. Et arrêter de penser à cet mystérieuse inconnue...
-Allez les gars on y va ! En scène !
Georg sursauta :
-J'ai pas été au toilettes !!
Le reste du groupe se retourna et je grimaçais en repensant à cette ridicule habitude de Georg d'aller au toilette avant le show pour "porter chance". Comme si ils avaient besoin de ça pour faire un triomphe ! Mais Georg éclata de rire avant de filer dans le couloir en criant :
-Je déconne les mecs, c'est fait !
Tom et Gustav éclatèrent de rire et suivirent en courant l'autre idiot. Bill me lâcha et attrapa ma main, qu'il glissa dans sa poche arrière. Je lui pinçais les fesses à travers le jean et il se tortilla. Nous arrivâmes au bord de la scène et je m'aperçus qu'il était vraiment très blanc. Je posais un baiser sur ses lèvres et le poussais un peu :
-Allez, file ! Et... Merde !
Il sourit anxieusement, me lança un baiser du bout des doigts, puis attrapa son micro et monta en scène. La machine était lancée, la boite à fric tournait à son plein. Je m'appuyais contre un mur puis me fit glisser par terre et m'assis en tailleur, savourant le plaisir d'être en jean, comme tout le monde pour une fois. Après tout, j'étais à cet instant une fille presque normale : juste une ado de 16 ans, venue voir son petit ami jouer dans son groupe de rock. Une ado portant des chaussures Prada et un groupe de rock mondialement connu, certes, mais presque normale quand même. Je les observais prendre leur pied, regrettant de ne pas pouvoir être là plus souvent. Ils étaient magnifiques, professionnels, oui, bien sur, mais la passion, l'amour de la musique perçait derrière ce spectacle mené à la baguette. Je souris, me laissant aller, oubliant un peu ma carapace et mes allures de star intouchable, me glissant enfin avec délice dans ma vraie peau, redevenant moi quelques instants. Cet autre moi, c'était celle que j'étais avec Bill. Je ne me laissais aller qu'avec lui, m'autorisant à faire voir la vraie Lili, que seul Lui connaissait. Lui et Georg, Georg de qui j'étais si proche... Nous avions eu une brève aventure ensemble, juste un baiser échangé un soir où nous avions tous les 2 trop bus, bien sur avant que je connaisse Bill, juste un baiser que j'avais toujours caché à Bill mais qui était un poids pour nous 2. Pourtant notre amitié était très forte, fusionnelle même. Je m'entendais assez bien avec Tom, et Gustav était assez... Spécial. Il passait pour le timide du groupe, mais rien ne pourrait être plus faux : charmeur, drôle, dragueur, fêtard, capricieux. Bref, avec le groupe, je me sentais bien. En ces rares moments en leur compagnie, j'oubliais le reste. A ses cotés, aux cotés de Bill,rien ne comptait plus que Lui. Je fermais les yeux fredonnant avec mon coeur, une soudaine envie de chanter me prenant. Lorsque je les rouvris, je vis que Bill n'arrêtait pas de me regarder, l'air inquiet. Je lui souris, plusieurs fois, et lui fit même coucou, pensant dans ma tête "qu'est ce que t'as gogol ? Chante, je vais pas m'envoler !" Mais il continuait à me fixer, regarder le public, me fixer, regarder le public. Un peu agacée, l'euphorie retombée, je partis aux toilettes retoucher mon maquillage, puis partit rejoindre Saki aux barrières. Je gênais, bien sur, car des dizaines d'ados tombaient dans les pommes, mais personne n'oserait me demander de dégager. Hehe, la célébrité à des avantages. Je m'approchais de la barrière où les gardes du corps évacuaient plusieurs demoiselles, le visage barbouillée de noir, des mitaines en résilles tirées jusqu'au aisselles. Je me retins de rire devant la scène : ces filles étaient vraiment ridicules avec leur look "rock", et leurs manies de groupies. La lumière baissa, le groupe sortit faire une pause sous les cris de la salle quand soudain des filles aux premiers rangs se mirent à hurler en me pointant du doigt. Oupss. Saki leva les yeux au ciel, et s'approcha de moi, criant pour se faire entendre :
-Lili, vous ne devriez pas être là !!
Je fis la moue et lui souris, levant la tête devant sa grande silhouette :
-Mais je m'ennuie en coulisse... Et ici c'est tellement drôle !
-Lili, vous n'avez pas envie que les fans lancent leurs sacs sur votre jolie frimousse ? Alors rentrez tout de suite dans les coulisses !
-Non.
-Mais c'est pas possible, les femmes ! Toutes les nanas qui sont derrière ces barrières donneraient TOUT pour être en backstage comme vous mais mademoiselle S'ENNUIE ! Lili s'il vous plait j'ai du travail !
Je lui souris, l'air angélique et fis mine de partir :
-Ne vous occupez pas de moi, je vais me mettre dans un coin et...
-Non !
Il m'attrapa par dessous les bras et me souleva sans efforts. Je me mis à crier mais rien n'y fit : en 3 secondes, je me retrouvais dans les coulisses, où Bill m'accueillit :
-ENFIN ! Je te cherchais !! Il faut que tu viennes voir, il le faut !! Dépêches !
Il me tira par la main et me tira sur scène. Il faisait noir, mais des cris retentirent encore plus fort.
Wahou, c'est vrai que voir 2 silhouettes c'est vachement excitant. J'avoue, je detéste qu'on me résiste, ça me fout en rogne.
-Quuoiiii Bill ? On devrait être en train de s'embrasser dans les coulisses et toi tu me tires ici ??
-Regarde !!
Je suivis son regard et m'arrêtais de bouger : elle était là. Elle était belle, très belle, trop belle. Un visage fin,bronzé, des longs cheveux châtains et lisses, des yeux noisettes immenses. Elle avait l'air de mourir d'ennui, mais rien ne semblait pouvoir atteindre la perfection de ses traits. Elle rejeta ses cheveux en arrière, fronçant les sourcils lorsque quelqu'un lui marcha sur les pieds. Je ne pouvais bouger, ne pouvait parler : cette fille, c'était moi. Et j'étais elle. Certes, mes cheveux étaient blonds et ondulés. Mais tout, dans ses manières, ses attitudes, reflétaient ma personnalité. Cette manière de lever les yeux au ciel, cette façon avec laquelle elle se distinguait, comme si toutes les filles autour n'existaient pas, comme si elle brillait un peu plus que les autres. Mon souffle se coupa et mon coeur bondissait dans ma poitrine : je reculais, effrayée. Qui était elle ? Que faisait elle là ? Bill me tendit la main et prononça un mot que je n'entendis pas : mon nom peut-être ? Je le regardais avec effroi et m'enfuis vers les coulisses. Je bousculais quelques personnes, ne prenant pas soin de m'excuser. Bill cria un nom, 2 fois, 3 fois. Lili. Lili. Lili.
Ce nom qui résonnait dans mes oreilles. Je m'étais toujours sentie unique, j'avais toujours pensé être unique. Je sentais quelque chose se briser en moi et sans le vouloir me mis à haïr cette inconnue de me ressembler, la haïr sans la connaître. Je m'enfermais dans une pièce, claquant la porte, et me retrouvais dans une loge. Bill frappa à la porte :
-Ouvre idiote !
-Non !
-Putain Lili c'est MA loge !
Je rougis bien qu'il ne puisse me voir.
-Oooh...
Pourquoi fallait-il toujours que je rate tout ? Je sortis, honteuse. Bill avait l'air en colère, anxieux, mais en voyant ma tête il éclata de rire et me prit dans ses bras.
-C'est pas cette fille qui te mets dans tes états ? Non mais toi tu es tellement... Tu sais qu'on a tous plus ou moins un sosie dans ce monde ? Lili on est 6 milliards, tu ne voudrais pas non plus être la seule à être si belle sur terre ?
Je mordis gentiment son cou et chouinais :
-Mais jme pensais uniqueee...
-Mais tu es unique dans mon coeur !
Il y eut un court silence puis Bill baissa la tête, sourcils froncés :
-Ok on l'oublie celle là, dans le genre "feux de l'amour" je peux pas mieux !
On éclata de rire et nous entrâmes dans sa loge pour que monsieur se remaquille. Nous papotâmes 5 minutes et le concert reprit. Je restais dans la loge, lisant quelques lettres de fans, m'amusant à me prendre en photo avec le portable de Bill qui trainait là, bref m'occupant jusqu'à la fin du concert.
Enfin, j'entendis des pas dans le couloir. Je remis mes longs cheveux en place, frottant machinalement la longue cicatrice que j'avais depuis toujours et qui s'étirait dans mon cou, cachée par mes cheveux. Je verifiais mon reflet tant haït dans la glace. Toujours aussi belle, aussi superficielle. Mes beaux yeux noisettes brillaient. J'aurais voulu les crever, ces yeux, d'avoir trop regardé ce monde fait de folie. Mais pour admirer celui que j'aimais, j'en avais besoin de ces yeux. Je remontais un peu mon jean, prenant l'air de celle qui n'attends personne et se satisfait d'elle même.
Et elle entra.























Je restais bouche bée et un silence s'installa dans la pièce tandis que mon sosie s'arrêtait sur le seuil de la porte, ébahie, tout comme moi. Je ne vis pas les 4 autres entrer à sa suite, silencieux. Je ne voyais qu'elle.

Je sais ce qu'elle ressent à cet instant précis. Elle a froid, elle sent son coeur battre un peu trop vite dans sa poitrine, et elle a la sensation d'étouffer. Mais elle n'échangerait sa place pour rien au monde. Comme moi, elle se demande par quel hasard le destin auquel nous ne croyons pas nous a réunies ici. Comme moi, elle a peur, peur de perdre ses repères, d'apprendre quelque chose qui balayera tout ce qu'elle connait. Peur d'apprendre quelque chose qui ne lui proposera aucun retour en arrière. Peur de se perdre, tout simplement, de se rendre compte que non, elle n'est pas unique, il y en a une autre. Une autre comme elle. Une autre qui se sent de trop dans ce monde, qui cherche encore sa place. Peur d'être évincée, de ne pas être à la hauteur. J'avance, elle aussi. Je tends le bras dans le vide, à la recherche de sa joue, comme pour caresser un reflet dans le miroir. Elle fait pareil et ses doigts effleurent mon visage, douce caresse. Je recule, elle aussi. Je croise les doigts, elle m'imite. Agacée, j'essaie de faire un geste qu'elle ne pourra copier. Peine perdue, j'ai à peine mis les mains dans les poches que les siennes y sont déja.

Tom brise le silence :
-Wouhaou. On en avait une mais alors si on en a deux... Vous imaginez les mecs, 2 Lili ?
-Elle n'est pas moi !
-Je ne suis pas Elle !
-Elle n'est pas ma Lili !
Nos 3 voix ont fusées ensemble et Tom éclate de rire. Bill passe ses bras autour de mon cou, possessif.
-D'ailleurs on peut savoir comment tu t'appelles ?
La "fille" devient toute rouge et fronce les sourcils :
-Pardon ? Non mais je rêve là ! Vous allez me parler sur un autre ton, tous !
Je sursaute : sait -elle à qui elle parle ? Bill la toise :
-Quoi ? ON t'invite dans NOTRE loge, alors que des centaines d'autres fans tueraient pour ça et toi tu joues la blasée et te permets de nous parler comme ça ?
Elle croisa les bras, ce qui m'énerva encore plus en répondit :
-Non mais, monsieur la star, j'ai rien demandé moi ! De un, je ne suis PAS fan ! J'écoute du vrai rock figurez vous, pas ce truc à minettes. De deux, c'est VOTRE garde du corps qui est venu me chercher à la fin du concert, moi j'ai juste suivi ! De trois, c'est pas vous que je suis venu voir mais Lili !
Elle se tourne vers moi et ses yeux maquillés de noir hésitent, intimidés. Je demande d'une voix un peu hésitante :
-Les mecs, vous voulez bien sortir ?
Ils râlent, mais s'exécutent, sauf Bill. Je l'attrape par le col du tee-shirt et l'embrasse quand j'entends tout doucement, son souffle à travers nos lèvres :
-Je t'aime, mon unique Lili.
Je recule, le fixe. Il sourit puis disparait dans le couloir, fermant la porte.
-T'as pas trop l'impression de sortir avec ta soeur ?
Je me retourne :
-PARDON ?
-Je veux dire, il a l'air trèèès efféminé alors...
Je la fixe, outrée : on ne se connait pas et elle se permet de juger ma vie ?
-Je l'aime figure toi.
Elle ouvre la bouche, puis la referme. Silence. Puis...
-Oh. Je comprends alors.
Intriguée, je m'assois sur un fauteuil et elle m'imite. Je croise les jambes, elle aussi. Silence.
-Comment tu t'appelles en vrai ?
-Lili.
-Non, je veux dire en vrai...
-Lili ! Ce n'est pas un nom de scène.
-...
-Et toi ?
-Lolo.
-Quoi ?
-Je plaisante. Humour français. Ouais laisse tomber, moi c'est Ophélia.
-Ophélia... Joli.

Nouveau silence. L'autre soupira puis lança :
-Bon tu me dis pourquoi tu m'as fait venir là ? Désolée de te parler comme ça mais je viens de passer 2 heures à regarder 4 zigottos danser sur scène tandis que des centaines de gamines en chaleurs me gueulaient dans les oreilles alors... Et si au moins tu avais un peu de bière...
Je pinçais les lèvres :
-J'ai pas de bière, mais du champagne.
Elle sourit et je ne pus m'empêcher de l'imiter car elle avait vraiment un beau sourire. Je me levais et nous servis deux coupes puis me rassis. Nous trinquâmes puis un nouveau silence s'installa, un peu plus détendu et cordial. J'essayais d'engager la conversation :
-Et sinon... Tu veux faire quoi plus tard?
-Changer de vie.
Elle se mordit les lèvres, comme regrettant ce qu'elle venait de dire, puis fuit mon regard.
-Euh... C'est à dire ?
-Je sais pas... Désolée c'est pas ça que je voulais dire, en vérité je voulais dire avocate internationale je...
-Non. Pourquoi tu veux changer de vie ?
Elle releva brusquement la tête et elle plongea ses yeux dans les miens. Méfiants, sérieux, anxieux et déterminés... Elle tripotait nerveusement son sac à main et ses yeux semblaient me juger. Enfin elle leva la voix et lâcha son sac. Sa voix tremblait un peu et de la rancoeur s'y trouvait, comme si ça faisait longtemps qu'elle préparait ce discours, comme si elle avait besoin d'en parler.
-Parce que je ne suis pas celle qu'ils pensent tous, j'en ai marre d'être leur "idole" alors qu'ils ne me connaissent même pas ! Ils ne comprennent pas que la beauté et la célébrité c'est pas tout ! Ils m'envient et moi ça me soule car derrière ma putain de gueule, il y a aussi la boulimie, ils comprennent pas que je souffre, que je cache tout ce que je ressens ils ne comprennent rien !!
Elle s'arrêta essoufflée et l'air étonnée, comme si elle ne se comprenait pas. Je murmurais :
-Wahou...
-Mais je... Qu'est ce que j'ai foutu encore ? Je te connais pas et voila que je te raconte ma vie alors que même ma meilleure amie n'est pas au courant de tout je... Faut que j'y aille je sais même pas ce que je fais ici ! J'y vais, désolée d'avoir dérangée merci pour le champagne je... A plus !
Je la regardais ouvrir la porte et allais la retenir mais elle se cogna à Georg qui s'apprêtait à entrer.
Elle leva la tête et fronça les sourcils. Georg recula et baissa légèrement les yeux. Je compris alors :
-Georg !
-Quoi...
-Tu as... Oh non, tu es horrible !
-Je voulais pas, vraiment mais je vous ai entendu crier alors... J'ai juste...
Ophélia fronça encore plus les sourcils et ouvrit la bouche, comme choquée :
-Tu as... Ecouté à la porte ??? Mais tu es totalement... Gogol !
Ophélia le poussa, outrée, et sortit. Je poussais à mon tour Georg qui ne dit rien, se laissant faire. Pfff. Victime. Je saisis Ophélia par le bras :
-S'il te plait... Pars pas comme ça ! Je... Je suis née sous X et j'ai jamais connu ma famille alors je pensais...
Elle me sourit et un frisson d'excitation parcourut son visage :
-Oh mon dieu Lili !! Tu ne sais pas ce que j'ai lu ?? Je sais que tu es née le 31 mars, et moi le 30 !! Tu imagines le hasard ? On a le même age, on est sosie, née à quelques heures près et tu es née sous X !

Mon coeur sembla s'arrêter.
Déception. Un nouvel espoir, brisé. C'est fou comme des mots peuvent faire espérer... Ou blesser. Je baissais la tête. J'avais toujours désiré, plus que tout, une famille. J'avais été sur le point de toucher mon rêve, presque atteint mais...
-Je n'imagine rien du tout. Je suis née le 21 décembre. Le reste c'est des mensonges, on m'a inventé une date d'anniversaire comme on m'a inventé une vie. Ils pensaient que ca "ferait bien" si j'étais née le même jour que le célèbre acteur américain Christopher Walker. Tu vois, toute ma vie n'est qu'un immense mensonge. Ce n'est pas pour rien que je suis née le jour du solstice d'hiver. Chaque jour de ma vie, il fait de plus en plus froid pour moi. Mais bon,tu as raison, tu ferais mieux d'y aller. Salut.
Je me retournais,pour ne pas montrer les larmes qui me piquaient les yeux. Bill était à mes cotés et posa sur mes épaules un manteau de fourrure. Nous montâmes dans un taxi, laissant Ophélia derrière moi et j'enfilais des grandes lunettes de soleil noires, bien que ce soit la nuit. Tellement Hollywoodien. Tellement... Théâtrale.
______________________________________________________________________________________

Je les regardais partir encore sous le choc de se que je venais de faire. Etais-je en colère, excitée, fatiguée je ne pouvais rien décrire. Je la regardais juste partir avec ses 4 abrutis qui étaient les idoles de ma meilleure amie. En rentrant à la maison, à pied bien sur, je repensais à cette fille et a ce que je lui avais dit si spontanément et lui le grand "Georg" il me semble, et dire qu'il avait écouté à la porte ! M´avait -elle mentie en prétendant être née le 21 décembre? Toujours trop de questions... J´arrivais devant ma maison à 1h du matin. Je fus accueillie joyeusement par mon chien mais on ne pouvait pas en dire autant de ma mère.
-Tu étais où ???
-Au concert. Ouvre tes oreilles quand je te parle je te l'ai dit hier !
-Louise a appelé il y a 1h30, car elle s'inquiétait que tu ne répondes pas à ton portable ! Alors tu étais ou?
-Maman j´ai eu une journée de merde alors joues pas au flic, il ne m´est rien arrivé, je suis vivante et je veux dormir car tu sais quoi demain il y a cour !
-J´en ai pas fini avec toi, je commence à en avoir sérieusement marre de tes caprices de mini star ! Ton père et moi on se tape le cul a tout t´offrir et...
-Et bien la prochaine fois ne faites pas de gosse comme sa tu arrêteras de me faire culpabiliser d'être là !!!
J´avais hurlé cette phrase. Ma mère me regarda, choquée et sans un mot elle partit dans sa chambre.
Et merde. Voila encore une gaffe. Pfffffiou il fallait vraiment que je reprenne ma vie en main.

Le lendemain matin après avoir passé une nuit épouvantable, je me rendis au lycée. J´avis bien réfléchi, toute la nuit, pour en arriver a la conclusion que la scène de la veille était totalement ridicule et qu'autant laisser ces stars loin de moi. Soudain, je me frappais à quelqu'un dans le couloir :
-Ophélia je peux te parler stp?
-Quoi Niklas?
-Euh bah depuis notre rupture je me sens mal, vois tu je me suis rendue compte que je tenais a toi et...
-Oui, on en reparle plus tard OK ?
Je le fuis pour aller en maths, en retard bien sur :
-Mlle Butin?
-Mr Sturm?
-Evitez cet air insolent avec moi. Vous êtes intelligente mais qu'est ce que vous pouvez être mal élevée !
-Bon si c´est pour faire des reproches a mes parents, économisez votre salive. Oh et puis après tout, c'est bon je me casse, j´en ai marre de votre gueule !!
Je me levais et partis du lycée sous les regards choqués des autres élèves. Ca y est, la nouvelle Ophe arrive !
Bon maintenant autant pousser la connerie jusqu'au bout : je vais retourner a l'hôtel et essayer de la revoir. Après tout si Lili m´a demandé de venir hier c'est pour une bonne raison. J'arrive devant l'hôtel : o_O ! Oh mon dieu, c'est quoi sa? Oh non. J´avais oublié. Une centaine de filles étaient la. A crier. Pleurer. S´insulter. Ok je vais rester calme, faire mon plus beau sourire et aller directement a l´accueil.
-Bonjour monsieur, J´ai réservé une chambre pour dormir l cette nuit !
-Bien sur mademoiselle et moi je suis Bill Kaulitz.
-Vous êtes beaucoup plus beau que lui je peux vous l'assurer !
-Dehors.
Je sortis, et criais :
-J´y suis déjà pauvre con.
Heureusement il n'avait pas entendu...
Bon option 2 : improvisation.
Ok je fis le tour de l'hôtel, après avoir lancée mes plus beaux regards à ces pestes dehors.
La porte de derrière était ouverte car une femme de ménage vidait les poubelles, mais cette porte donnait sur la cuisine... Tant pis !
Bon on y va. J´entrais il n'y avais personne. Je me faufilais derrière un meuble et sortis par la porte. Elle donnait sur la salle à manger. Une immense salle éclairée par un lustre jaune pâle. La salle brillait, pas un grain de poussière ne trainait. Je m´avançais donc a l´intérieur. Tout le monde me dévisage, mais ce qui me surprit ce fut que personne ne me fasse sortir. Au contraire, on me souriait très gentiment, alors je continuais d'avancer mais juste au moment ou je passais devant l´ascenseur, un bras m´attira a l'intérieur.
-Non mais Lili ! Tu es folle de te prome......
-Lâche moi je suis pas Lili !!
-Ophelie ??
-OpheliAAAAA !!!
C'était le rappeur, Tom je crois, le jumeau du copain de Lili.
-Tu fais quoi là ??
-Je me promène sa se voit pas ?
-Tu veux quoi ?
-Parler a ta belle soeur !
-Elle a pas envie de te voir !
-Elle te l'a dit ?
-...
-Non évidemment alors maintenant tu peux me lâcher le bras stp ?
Je descendis de l'ascenseur.
-Tu sais même pas où est sa chambre ! Allez, monte je vais t´aider.
-Le porte a porte sa existe pas besoin de ton aide.
Il m´attira vers l´ascenseur.
-Au moins vous avez un point commun toutes les deux : vous êtes aussi bornées l'une que l'autre !
On avança dans le couloir et il m´indiqua la chambre. Je tapa trois coups sec.
-Ecoute Tom je te.....
Mais je vis qu'il avait disparu.
-Oui ?
-Oh excuse moi je me suis trompée de chambre.
Je vais tuer Tom. Devant moi ce n'était pas Lili mais Georg....
-Tu cherches celle de Lili?
-Oui.
-Ecoute on se connait pas mais...
-Si tu parles de ce que tu as entendu dans la loge hier, oublie d´accord ? Je tiens pas le champagne !
- C´est pas ça ma question. Je m´en fous de ce que tu as dit hier. Je voulais seulement savoir quel shampoing tu utilisais?
-Hein?
- Tes cheveux sont parfaitement lisses et je me demandais comment tu y arrivais car moi même avec une journée de lissage je ne peux pas !!
-Euh et bien c´est naturel...
-Oui la bonne blague !
-George (A LA FRANCAISE) je..
-GEORG.
-Oui c´est 100 pour cent naturel. Désolée de te décevoir.
-Pourquoi tu mens?
Il commençait à me souler lui, je n'avais pas la journée ! Mais en voyant qu'il tenait dans ses mains une grande bouteille d'eau pétillante, une idée me traversa l´esprit. C´est totalement gamin, je ne connais même pas ce gars mais j'avais envie de faire des conneries...Lui souriant, j'attrapais la bouteille et lui en versais la moitie sur la tête et l´autre moitie sur la mienne. Il se mit à crier et l'effet fut immédiat. Mes cheveux étaientt encore plus raides alors que les siens commençaient déjà a onduler.
-Tu vois ! La prochaine crois moi. Ca t'évitera de passer deux heures à les relisser.
Sur ce je partis. Mon comportement me surprit moi même. Ca me ressemblait pas et sa me faisait peur.
Mon portable se mit a sonner, et j'allais décrocher quand quelqu'un me l´arracha des mains.
-Heyyy rend moi ça !
-Suis moi et ferme la.
-Me parle pas comme sa Lili........

HEHE VOUS PENSIEZ PAS NON PLUS QU'ON ALLAIT PAAAFFF FAIRE SE RENCONTRER DEUX JUMELLES PAR LE PLUS GRAND DES HASARDS ? PIS ELLES S'ENTENDENT TROP BIEN, DES QU'ELLES SE VOIENT ELLES SAVENT TOUT DE LA VIE DE L'AUTRE ET OOOOH OPHELIA TOMBE AMOUREUSE DE GEORG ET LUI AUSSI ET PUIS LILI ET BILL RESTENT ENSEMBLE POUR LA VIE BREF LE BONHEUR AVEC PLEIN DE PETITS NOEUNOEUX ROSES ?
TRES PEU POUR NOUS, MERCI. LA VIE C'EST UN PEU PLUS COMPLIQUE ET CA NE FINIT PAS TOUJOURS BIEN, IL FAUDRA DONC ATTENDRE UN PEU BEAUCOUP POUR LE HAPPY END. SI IL Y EN A UN...
MERCI A TOUTES POUR VOS NOMBREUX COMMENTAIRES CA FAIT PLAISIR. LACHEZ VOUS ILS SONT RENDUS.
BISOUX A TOUTES, ON VOUS AIME DEJA. (hehe ^^)


Fic qui commence très bien... Allez y !
o3#

# Posté le dimanche 25 mai 2008 12:48

Modifié le samedi 28 mars 2009 10:35