J'hurlais, excédée en entrant dans la loge de mon guitariste de beau-frère préféré :
-Tom, Tom, Tom je te hais !! Rien que ton nom, Tom, un nom idiot, un nom abruti, un nom de chien !! Comment as-tu pus dire ça à ton frère dis moi ? Bill était dans un de ses états et de ta faute j'ai
cassé le talon de ma chaussure préférée ! Inutile de te dire à quel point je te hais !!
Tom éclata de rire, s'approcha de moi en m'emprisonna entre ses bras puis me regarda, songeur :
-C'est fou comme une petite chose comme toi peut crier fort ! Et même en colère tu es adorable ! Ah Lili, que veux-tu, il faut bien que je l'embête un petit peu mon frère non ?
-Oui mais pas à mes dépends ! Et lâches moi sale rustre ! Vous allez rentrer en scène et je dois parler à...
-Saluut Chérii !**
Gustav entra dans la pièce suivit de Georg et Bill. J'éclatais de rire en repoussant Tom, mon caprice déjà oublié :
-Gustav n'essaie pas de parler français, c'est ridicule !
Bill s'exclama, excédé :
-Je me tue à lui dire mais il continue à appeler tout le monde "Pierre" ou "Laurent" ! Si je l'entends encore une fois dire "Chère Delphine, laissez moi vous dire bonchouuur"** je lui fait avaler ses baguettes !!!
-Bonjour mon coeur, moi aussi ça me fait plaisir de te voir !
Bill me prit dans ses bras, me soulevant du sol au passage. Je gloussais avant de l'embrasser passionnément. Les choses n'avaient jamais été aussi belles que maintenant pour nous, et je pensais sincèrement à enfin "passer le pas". Mais à cet instant je ne pensais pas à ça : j'étais en vacances, Bill et moi avions encore 3 jours ensemble puis je partirais je ne sais où me reposer. Puis tout repartirait de plus belle... Non, ne pas penser au futur, juste vivre l'instant présent. Et arrêter de penser à cet mystérieuse inconnue...
-Allez les gars on y va ! En scène !
Georg sursauta :
-J'ai pas été au toilettes !!
Le reste du groupe se retourna et je grimaçais en repensant à cette ridicule habitude de Georg d'aller au toilette avant le show pour "porter chance". Comme si ils avaient besoin de ça pour faire un triomphe ! Mais Georg éclata de rire avant de filer dans le couloir en criant :
-Je déconne les mecs, c'est fait !
Tom et Gustav éclatèrent de rire et suivirent en courant l'autre idiot. Bill me lâcha et attrapa ma main, qu'il glissa dans sa poche arrière. Je lui pinçais les fesses à travers le jean et il se tortilla. Nous arrivâmes au bord de la scène et je m'aperçus qu'il était vraiment très blanc. Je posais un baiser sur ses lèvres et le poussais un peu :
-Allez, file ! Et... Merde !
Il sourit anxieusement, me lança un baiser du bout des doigts, puis attrapa son micro et monta en scène. La machine était lancée, la boite à fric tournait à son plein. Je m'appuyais contre un mur puis me fit glisser par terre et m'assis en tailleur, savourant le plaisir d'être en jean, comme tout le monde pour une fois. Après tout, j'étais à cet instant une fille presque normale : juste une ado de 16 ans, venue voir son petit ami jouer dans son groupe de rock. Une ado portant des chaussures Prada et un groupe de rock mondialement connu, certes, mais presque normale quand même. Je les observais prendre leur pied, regrettant de ne pas pouvoir être là plus souvent. Ils étaient magnifiques, professionnels, oui, bien sur, mais la passion, l'amour de la musique perçait derrière ce spectacle mené à la baguette. Je souris, me laissant aller, oubliant un peu ma carapace et mes allures de star intouchable, me glissant enfin avec délice dans ma vraie peau, redevenant moi quelques instants. Cet autre moi, c'était celle que j'étais avec Bill. Je ne me laissais aller qu'avec lui, m'autorisant à faire voir la vraie Lili, que seul Lui connaissait. Lui et Georg, Georg de qui j'étais si proche... Nous avions eu une brève aventure ensemble, juste un baiser échangé un soir où nous avions tous les 2 trop bus, bien sur avant que je connaisse Bill, juste un baiser que j'avais toujours caché à Bill mais qui était un poids pour nous 2. Pourtant notre amitié était très forte, fusionnelle même. Je m'entendais assez bien avec Tom, et Gustav était assez... Spécial. Il passait pour le timide du groupe, mais rien ne pourrait être plus faux : charmeur, drôle, dragueur, fêtard, capricieux. Bref, avec le groupe, je me sentais bien. En ces rares moments en leur compagnie, j'oubliais le reste. A ses cotés, aux cotés de Bill,rien ne comptait plus que Lui. Je fermais les yeux fredonnant avec mon coeur, une soudaine envie de chanter me prenant. Lorsque je les rouvris, je vis que Bill n'arrêtait pas de me regarder, l'air inquiet. Je lui souris, plusieurs fois, et lui fit même coucou, pensant dans ma tête "qu'est ce que t'as gogol ? Chante, je vais pas m'envoler !" Mais il continuait à me fixer, regarder le public, me fixer, regarder le public. Un peu agacée, l'euphorie retombée, je partis aux toilettes retoucher mon maquillage, puis partit rejoindre Saki aux barrières. Je gênais, bien sur, car des dizaines d'ados tombaient dans les pommes, mais personne n'oserait me demander de dégager. Hehe, la célébrité à des avantages. Je m'approchais de la barrière où les gardes du corps évacuaient plusieurs demoiselles, le visage barbouillée de noir, des mitaines en résilles tirées jusqu'au aisselles. Je me retins de rire devant la scène : ces filles étaient vraiment ridicules avec leur look "rock", et leurs manies de groupies. La lumière baissa, le groupe sortit faire une pause sous les cris de la salle quand soudain des filles aux premiers rangs se mirent à hurler en me pointant du doigt. Oupss. Saki leva les yeux au ciel, et s'approcha de moi, criant pour se faire entendre :
-Lili, vous ne devriez pas être là !!
Je fis la moue et lui souris, levant la tête devant sa grande silhouette :
-Mais je m'ennuie en coulisse... Et ici c'est tellement drôle !
-Lili, vous n'avez pas envie que les fans lancent leurs sacs sur votre jolie frimousse ? Alors rentrez tout de suite dans les coulisses !
-Non.
-Mais c'est pas possible, les femmes ! Toutes les nanas qui sont derrière ces barrières donneraient TOUT pour être en backstage comme vous mais mademoiselle S'ENNUIE ! Lili s'il vous plait j'ai du travail !
Je lui souris, l'air angélique et fis mine de partir :
-Ne vous occupez pas de moi, je vais me mettre dans un coin et...
-Non !
Il m'attrapa par dessous les bras et me souleva sans efforts. Je me mis à crier mais rien n'y fit : en 3 secondes, je me retrouvais dans les coulisses, où Bill m'accueillit :
-ENFIN ! Je te cherchais !! Il faut que tu viennes voir, il le faut !! Dépêches !
Il me tira par la main et me tira sur scène. Il faisait noir, mais des cris retentirent encore plus fort.
Wahou, c'est vrai que voir 2 silhouettes c'est vachement excitant. J'avoue, je detéste qu'on me résiste, ça me fout en rogne.
-Quuoiiii Bill ? On devrait être en train de s'embrasser dans les coulisses et toi tu me tires ici ??
-Regarde !!
Je suivis son regard et m'arrêtais de bouger : elle était là. Elle était belle, très belle, trop belle. Un visage fin,bronzé, des longs cheveux châtains et lisses, des yeux noisettes immenses. Elle avait l'air de mourir d'ennui, mais rien ne semblait pouvoir atteindre la perfection de ses traits. Elle rejeta ses cheveux en arrière, fronçant les sourcils lorsque quelqu'un lui marcha sur les pieds. Je ne pouvais bouger, ne pouvait parler : cette fille, c'était moi. Et j'étais elle. Certes, mes cheveux étaient blonds et ondulés. Mais tout, dans ses manières, ses attitudes, reflétaient ma personnalité. Cette manière de lever les yeux au ciel, cette façon avec laquelle elle se distinguait, comme si toutes les filles autour n'existaient pas, comme si elle brillait un peu plus que les autres. Mon souffle se coupa et mon coeur bondissait dans ma poitrine : je reculais, effrayée. Qui était elle ? Que faisait elle là ? Bill me tendit la main et prononça un mot que je n'entendis pas : mon nom peut-être ? Je le regardais avec effroi et m'enfuis vers les coulisses. Je bousculais quelques personnes, ne prenant pas soin de m'excuser. Bill cria un nom, 2 fois, 3 fois. Lili. Lili. Lili.
Ce nom qui résonnait dans mes oreilles. Je m'étais toujours sentie unique, j'avais toujours pensé être unique. Je sentais quelque chose se briser en moi et sans le vouloir me mis à haïr cette inconnue de me ressembler, la haïr sans la connaître. Je m'enfermais dans une pièce, claquant la porte, et me retrouvais dans une loge. Bill frappa à la porte :
-Ouvre idiote !
-Non !
-Putain Lili c'est MA loge !
Je rougis bien qu'il ne puisse me voir.
-Oooh...
Pourquoi fallait-il toujours que je rate tout ? Je sortis, honteuse. Bill avait l'air en colère, anxieux, mais en voyant ma tête il éclata de rire et me prit dans ses bras.
-C'est pas cette fille qui te mets dans tes états ? Non mais toi tu es tellement... Tu sais qu'on a tous plus ou moins un sosie dans ce monde ? Lili on est 6 milliards, tu ne voudrais pas non plus être la seule à être si belle sur terre ?
Je mordis gentiment son cou et chouinais :
-Mais jme pensais uniqueee...
-Mais tu es unique dans mon coeur !
Il y eut un court silence puis Bill baissa la tête, sourcils froncés :
-Ok on l'oublie celle là, dans le genre "feux de l'amour" je peux pas mieux !
On éclata de rire et nous entrâmes dans sa loge pour que monsieur se remaquille. Nous papotâmes 5 minutes et le concert reprit. Je restais dans la loge, lisant quelques lettres de fans, m'amusant à me prendre en photo avec le portable de Bill qui trainait là, bref m'occupant jusqu'à la fin du concert.
Enfin, j'entendis des pas dans le couloir. Je remis mes longs cheveux en place, frottant machinalement la longue cicatrice que j'avais depuis toujours et qui s'étirait dans mon cou, cachée par mes cheveux. Je verifiais mon reflet tant haït dans la glace. Toujours aussi belle, aussi superficielle. Mes beaux yeux noisettes brillaient. J'aurais voulu les crever, ces yeux, d'avoir trop regardé ce monde fait de folie. Mais pour admirer celui que j'aimais, j'en avais besoin de ces yeux. Je remontais un peu mon jean, prenant l'air de celle qui n'attends personne et se satisfait d'elle même.
Et elle entra.
♪Je restais bouche bée et un silence s'installa dans la pièce tandis que mon sosie s'arrêtait sur le seuil de la porte, ébahie, tout comme moi. Je ne vis pas les 4 autres entrer à sa suite, silencieux. Je ne voyais qu'elle.
Je sais ce qu'elle ressent à cet instant précis. Elle a froid, elle sent son coeur battre un peu trop vite dans sa poitrine, et elle a la sensation d'étouffer. Mais elle n'échangerait sa place pour rien au monde. Comme moi, elle se demande par quel hasard le destin auquel nous ne croyons pas nous a réunies ici. Comme moi, elle a peur, peur de perdre ses repères, d'apprendre quelque chose qui balayera tout ce qu'elle connait. Peur d'apprendre quelque chose qui ne lui proposera aucun retour en arrière. Peur de se perdre, tout simplement, de se rendre compte que non, elle n'est pas unique, il y en a une autre. Une autre comme elle. Une autre qui se sent de trop dans ce monde, qui cherche encore sa place. Peur d'être évincée, de ne pas être à la hauteur. J'avance, elle aussi. Je tends le bras dans le vide, à la recherche de sa joue, comme pour caresser un reflet dans le miroir. Elle fait pareil et ses doigts effleurent mon visage, douce caresse. Je recule, elle aussi. Je croise les doigts, elle m'imite. Agacée, j'essaie de faire un geste qu'elle ne pourra copier. Peine perdue, j'ai à peine mis les mains dans les poches que les siennes y sont déja.Tom brise le silence :
-Wouhaou. On en avait une mais alors si on en a deux... Vous imaginez les mecs, 2 Lili ?
-Elle n'est pas moi !
-Je ne suis pas Elle !
-Elle n'est pas ma Lili !
Nos 3 voix ont fusées ensemble et Tom éclate de rire. Bill passe ses bras autour de mon cou, possessif.
-D'ailleurs on peut savoir comment tu t'appelles ?
La "fille" devient toute rouge et fronce les sourcils :
-Pardon ? Non mais je rêve là ! Vous allez me parler sur un autre ton, tous !
Je sursaute : sait -elle à qui elle parle ? Bill la toise :
-Quoi ? ON t'invite dans NOTRE loge, alors que des centaines d'autres fans tueraient pour ça et toi tu joues la blasée et te permets de nous parler comme ça ?
Elle croisa les bras, ce qui m'énerva encore plus en répondit :
-Non mais, monsieur la star, j'ai rien demandé moi ! De un, je ne suis PAS fan ! J'écoute du vrai rock figurez vous, pas ce truc à minettes. De deux, c'est VOTRE garde du corps qui est venu me chercher à la fin du concert, moi j'ai juste suivi ! De trois, c'est pas vous que je suis venu voir mais Lili !
Elle se tourne vers moi et ses yeux maquillés de noir hésitent, intimidés. Je demande d'une voix un peu hésitante :
-Les mecs, vous voulez bien sortir ?
Ils râlent, mais s'exécutent, sauf Bill. Je l'attrape par le col du tee-shirt et l'embrasse quand j'entends tout doucement, son souffle à travers nos lèvres :
-Je t'aime, mon unique Lili.
Je recule, le fixe. Il sourit puis disparait dans le couloir, fermant la porte.
-T'as pas trop l'impression de sortir avec ta soeur ?
Je me retourne :
-PARDON ?
-Je veux dire, il a l'air trèèès efféminé alors...
Je la fixe, outrée : on ne se connait pas et elle se permet de juger ma vie ?
-Je l'aime figure toi.
Elle ouvre la bouche, puis la referme. Silence. Puis...
-Oh. Je comprends alors.
Intriguée, je m'assois sur un fauteuil et elle m'imite. Je croise les jambes, elle aussi. Silence.
-Comment tu t'appelles en vrai ?
-Lili.
-Non, je veux dire en vrai...
-Lili ! Ce n'est pas un nom de scène.
-...
-Et toi ?
-Lolo.
-Quoi ?
-Je plaisante. Humour français. Ouais laisse tomber, moi c'est Ophélia.
-Ophélia... Joli.
Nouveau silence. L'autre soupira puis lança :
-Bon tu me dis pourquoi tu m'as fait venir là ? Désolée de te parler comme ça mais je viens de passer 2 heures à regarder 4 zigottos danser sur scène tandis que des centaines de gamines en chaleurs me gueulaient dans les oreilles alors... Et si au moins tu avais un peu de bière...
Je pinçais les lèvres :
-J'ai pas de bière, mais du champagne.
Elle sourit et je ne pus m'empêcher de l'imiter car elle avait vraiment un beau sourire. Je me levais et nous servis deux coupes puis me rassis. Nous trinquâmes puis un nouveau silence s'installa, un peu plus détendu et cordial. J'essayais d'engager la conversation :
-Et sinon... Tu veux faire quoi plus tard?
-Changer de vie.
Elle se mordit les lèvres, comme regrettant ce qu'elle venait de dire, puis fuit mon regard.
-Euh... C'est à dire ?
-Je sais pas... Désolée c'est pas ça que je voulais dire, en vérité je voulais dire avocate internationale je...
-Non. Pourquoi tu veux changer de vie ?
Elle releva brusquement la tête et elle plongea ses yeux dans les miens. Méfiants, sérieux, anxieux et déterminés... Elle tripotait nerveusement son sac à main et ses yeux semblaient me juger. Enfin elle leva la voix et lâcha son sac. Sa voix tremblait un peu et de la rancoeur s'y trouvait, comme si ça faisait longtemps qu'elle préparait ce discours, comme si elle avait besoin d'en parler.
-Parce que je ne suis pas celle qu'ils pensent tous, j'en ai marre d'être leur "idole" alors qu'ils ne me connaissent même pas ! Ils ne comprennent pas que la beauté et la célébrité c'est pas tout ! Ils m'envient et moi ça me soule car derrière ma putain de gueule, il y a aussi la boulimie, ils comprennent pas que je souffre, que je cache tout ce que je ressens ils ne comprennent rien !!
Elle s'arrêta essoufflée et l'air étonnée, comme si elle ne se comprenait pas. Je murmurais :
-Wahou...
-Mais je... Qu'est ce que j'ai foutu encore ? Je te connais pas et voila que je te raconte ma vie alors que même ma meilleure amie n'est pas au courant de tout je... Faut que j'y aille je sais même pas ce que je fais ici ! J'y vais, désolée d'avoir dérangée merci pour le champagne je... A plus !
Je la regardais ouvrir la porte et allais la retenir mais elle se cogna à Georg qui s'apprêtait à entrer.
Elle leva la tête et fronça les sourcils. Georg recula et baissa légèrement les yeux. Je compris alors :
-Georg !
-Quoi...
-Tu as... Oh non, tu es horrible !
-Je voulais pas, vraiment mais je vous ai entendu crier alors... J'ai juste...
Ophélia fronça encore plus les sourcils et ouvrit la bouche, comme choquée :
-Tu as... Ecouté à la porte ??? Mais tu es totalement... Gogol !
Ophélia le poussa, outrée, et sortit. Je poussais à mon tour Georg qui ne dit rien, se laissant faire. Pfff. Victime. Je saisis Ophélia par le bras :
-S'il te plait... Pars pas comme ça ! Je... Je suis née sous X et j'ai jamais connu ma famille alors je pensais...
Elle me sourit et un frisson d'excitation parcourut son visage :
-Oh mon dieu Lili !! Tu ne sais pas ce que j'ai lu ?? Je sais que tu es née le 31 mars, et moi le 30 !! Tu imagines le hasard ? On a le même age, on est sosie, née à quelques heures près et tu es née sous X !
Mon coeur sembla s'arrêter.
Déception. Un nouvel espoir, brisé. C'est fou comme des mots peuvent faire espérer... Ou blesser. Je baissais la tête. J'avais toujours désiré, plus que tout, une famille. J'avais été sur le point de toucher mon rêve, presque atteint mais...
-Je n'imagine rien du tout. Je suis née le 21 décembre. Le reste c'est des mensonges, on m'a inventé une date d'anniversaire comme on m'a inventé une vie. Ils pensaient que ca "ferait bien" si j'étais née le même jour que le célèbre acteur américain Christopher Walker. Tu vois, toute ma vie n'est qu'un immense mensonge. Ce n'est pas pour rien que je suis née le jour du solstice d'hiver. Chaque jour de ma vie, il fait de plus en plus froid pour moi. Mais bon,tu as raison, tu ferais mieux d'y aller. Salut.
Je me retournais,pour ne pas montrer les larmes qui me piquaient les yeux. Bill était à mes cotés et posa sur mes épaules un manteau de fourrure. Nous montâmes dans un taxi, laissant Ophélia derrière moi et j'enfilais des grandes lunettes de soleil noires, bien que ce soit la nuit. Tellement Hollywoodien. Tellement... Théâtrale.
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Je les regardais partir encore sous le choc de se que je venais de faire. Etais-je en colère, excitée, fatiguée je ne pouvais rien décrire. Je la regardais juste partir avec ses 4 abrutis qui étaient les idoles de ma meilleure amie. En rentrant à la maison, à pied bien sur, je repensais à cette fille et a ce que je lui avais dit si spontanément et lui le grand "Georg" il me semble, et dire qu'il avait écouté à la porte ! M´avait -elle mentie en prétendant être née le 21 décembre? Toujours trop de questions... J´arrivais devant ma maison à 1h du matin. Je fus accueillie joyeusement par mon chien mais on ne pouvait pas en dire autant de ma mère.
-Tu étais où ???
-Au concert. Ouvre tes oreilles quand je te parle je te l'ai dit hier !
-Louise a appelé il y a 1h30, car elle s'inquiétait que tu ne répondes pas à ton portable ! Alors tu étais ou?
-Maman j´ai eu une journée de merde alors joues pas au flic, il ne m´est rien arrivé, je suis vivante et je veux dormir car tu sais quoi demain il y a cour !
-J´en ai pas fini avec toi, je commence à en avoir sérieusement marre de tes caprices de mini star ! Ton père et moi on se tape le cul a tout t´offrir et...
-Et bien la prochaine fois ne faites pas de gosse comme sa tu arrêteras de me faire culpabiliser d'être là !!!
J´avais hurlé cette phrase. Ma mère me regarda, choquée et sans un mot elle partit dans sa chambre.
Et merde. Voila encore une gaffe. Pfffffiou il fallait vraiment que je reprenne ma vie en main.
Le lendemain matin après avoir passé une nuit épouvantable, je me rendis au lycée. J´avis bien réfléchi, toute la nuit, pour en arriver a la conclusion que la scène de la veille était totalement ridicule et qu'autant laisser ces stars loin de moi. Soudain, je me frappais à quelqu'un dans le couloir :
-Ophélia je peux te parler stp?
-Quoi Niklas?
-Euh bah depuis notre rupture je me sens mal, vois tu je me suis rendue compte que je tenais a toi et...
-Oui, on en reparle plus tard OK ?
Je le fuis pour aller en maths, en retard bien sur :
-Mlle Butin?
-Mr Sturm?
-Evitez cet air insolent avec moi. Vous êtes intelligente mais qu'est ce que vous pouvez être mal élevée !
-Bon si c´est pour faire des reproches a mes parents, économisez votre salive. Oh et puis après tout, c'est bon je me casse, j´en ai marre de votre gueule !!
Je me levais et partis du lycée sous les regards choqués des autres élèves. Ca y est, la nouvelle Ophe arrive !
Bon maintenant autant pousser la connerie jusqu'au bout : je vais retourner a l'hôtel et essayer de la revoir. Après tout si Lili m´a demandé de venir hier c'est pour une bonne raison. J'arrive devant l'hôtel : o_O ! Oh mon dieu, c'est quoi sa? Oh non. J´avais oublié. Une centaine de filles étaient la. A crier. Pleurer. S´insulter. Ok je vais rester calme, faire mon plus beau sourire et aller directement a l´accueil.
-Bonjour monsieur, J´ai réservé une chambre pour dormir l cette nuit !
-Bien sur mademoiselle et moi je suis Bill Kaulitz.
-Vous êtes beaucoup plus beau que lui je peux vous l'assurer !
-Dehors.
Je sortis, et criais :
-J´y suis déjà pauvre con.
Heureusement il n'avait pas entendu...
Bon option 2 : improvisation.
Ok je fis le tour de l'hôtel, après avoir lancée mes plus beaux regards à ces pestes dehors.
La porte de derrière était ouverte car une femme de ménage vidait les poubelles, mais cette porte donnait sur la cuisine... Tant pis !
Bon on y va. J´entrais il n'y avais personne. Je me faufilais derrière un meuble et sortis par la porte. Elle donnait sur la salle à manger. Une immense salle éclairée par un lustre jaune pâle. La salle brillait, pas un grain de poussière ne trainait. Je m´avançais donc a l´intérieur. Tout le monde me dévisage, mais ce qui me surprit ce fut que personne ne me fasse sortir. Au contraire, on me souriait très gentiment, alors je continuais d'avancer mais juste au moment ou je passais devant l´ascenseur, un bras m´attira a l'intérieur.
-Non mais Lili ! Tu es folle de te prome......
-Lâche moi je suis pas Lili !!
-Ophelie ??
-OpheliAAAAA !!!
C'était le rappeur, Tom je crois, le jumeau du copain de Lili.
-Tu fais quoi là ??
-Je me promène sa se voit pas ?
-Tu veux quoi ?
-Parler a ta belle soeur !
-Elle a pas envie de te voir !
-Elle te l'a dit ?
-...
-Non évidemment alors maintenant tu peux me lâcher le bras stp ?
Je descendis de l'ascenseur.
-Tu sais même pas où est sa chambre ! Allez, monte je vais t´aider.
-Le porte a porte sa existe pas besoin de ton aide.
Il m´attira vers l´ascenseur.
-Au moins vous avez un point commun toutes les deux : vous êtes aussi bornées l'une que l'autre !
On avança dans le couloir et il m´indiqua la chambre. Je tapa trois coups sec.
-Ecoute Tom je te.....
Mais je vis qu'il avait disparu.
-Oui ?
-Oh excuse moi je me suis trompée de chambre.
Je vais tuer Tom. Devant moi ce n'était pas Lili mais Georg....
-Tu cherches celle de Lili?
-Oui.
-Ecoute on se connait pas mais...
-Si tu parles de ce que tu as entendu dans la loge hier, oublie d´accord ? Je tiens pas le champagne !
- C´est pas ça ma question. Je m´en fous de ce que tu as dit hier. Je voulais seulement savoir quel shampoing tu utilisais?
-Hein?
- Tes cheveux sont parfaitement lisses et je me demandais comment tu y arrivais car moi même avec une journée de lissage je ne peux pas !!
-Euh et bien c´est naturel...
-Oui la bonne blague !
-George (A LA FRANCAISE) je..
-GEORG.
-Oui c´est 100 pour cent naturel. Désolée de te décevoir.
-Pourquoi tu mens?
Il commençait à me souler lui, je n'avais pas la journée ! Mais en voyant qu'il tenait dans ses mains une grande bouteille d'eau pétillante, une idée me traversa l´esprit. C´est totalement gamin, je ne connais même pas ce gars mais j'avais envie de faire des conneries...Lui souriant, j'attrapais la bouteille et lui en versais la moitie sur la tête et l´autre moitie sur la mienne. Il se mit à crier et l'effet fut immédiat. Mes cheveux étaientt encore plus raides alors que les siens commençaient déjà a onduler.
-Tu vois ! La prochaine crois moi. Ca t'évitera de passer deux heures à les relisser.
Sur ce je partis. Mon comportement me surprit moi même. Ca me ressemblait pas et sa me faisait peur.
Mon portable se mit a sonner, et j'allais décrocher quand quelqu'un me l´arracha des mains.
-Heyyy rend moi ça !
-Suis moi et ferme la.
-Me parle pas comme sa Lili........
HEHE VOUS PENSIEZ PAS NON PLUS QU'ON ALLAIT PAAAFFF FAIRE SE RENCONTRER DEUX JUMELLES PAR LE PLUS GRAND DES HASARDS ? PIS ELLES S'ENTENDENT TROP BIEN, DES QU'ELLES SE VOIENT ELLES SAVENT TOUT DE LA VIE DE L'AUTRE ET OOOOH OPHELIA TOMBE AMOUREUSE DE GEORG ET LUI AUSSI ET PUIS LILI ET BILL RESTENT ENSEMBLE POUR LA VIE BREF LE BONHEUR AVEC PLEIN DE PETITS NOEUNOEUX ROSES ?
TRES PEU POUR NOUS, MERCI. LA VIE C'EST UN PEU PLUS COMPLIQUE ET CA NE FINIT PAS TOUJOURS BIEN, IL FAUDRA DONC ATTENDRE UN PEU BEAUCOUP POUR LE HAPPY END. SI IL Y EN A UN...
MERCI A TOUTES POUR VOS NOMBREUX COMMENTAIRES CA FAIT PLAISIR. LACHEZ VOUS ILS SONT RENDUS.
BISOUX A TOUTES, ON VOUS AIME DEJA. (hehe ^^)
Fic qui commence très bien... Allez y !